Chrétien de Troyes, Erec et Enide, v. 2606

« Ne set qu’est bien qui mal n’essaie. » 

« Qui ne fait pas l’expérience du mal, ne sait ce qu’est le bien. » 
Erec et Enide, Chrétien de Troyes. 

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Manger – acheter – se divertir

Deux journées à Disneyland. 

Le pays de Disney, clos et cher, contenu dans une géographie parfaitement circulaire.

J’ai surconsommé de manière involontairement exorbitante ce rêve américain de réussite, « embelli » de bonheur pastel, propre, qui rentre sans interruption jusque dans les oreilles. 

Manger – acheter – se divertir voici les trois pôles égaux d’une journée voulue parfaite tout droit vers le bonheur à la Disney, sous la fière enseigne américaine, bâti sur l’espérance des rêves (précisément de l’élévation sociale) et de l’amour inconditionnel (sans ça tout le monde detesterait Disney, mais voilà : l’amour est plus fort que tout).

J’ai joué parfaitement.

J’ai donc une casquette Mickey et une tasse Mickey ainsi qu’une photo en compagnie d’une personne inconnue déguisée en Mickey. Dont je n’avais pas besoin mais qui furent les heureux lot du « je veux tout avoir ».

Mais je ne suis plus celle qui était passée presque vingt ans auparavant et ressortie pleine d’étoiles dans les yeux. Pour moi il n’y eu ni rêve, ni bonheur, ni réalité, ni amusement inconditionnel face à ce qui fait Disney. Un gros Fake qui surf sur mon amour des films et sur mon besoin de consommation, ainsi que sur ma naïve admiration des feux d’ « artifices ». Ce qui mal-heureusement, fait de ce séjour une réussite, qui me rendra probablement rapidement le désir d’y retourner. 

Je passe sur l’analyse des filles « ante-mater » et post-adolescentes (c’est-à-dire de ma génération), portant pour 80 pourcent d’entre-elles – et donc par centaines – un serre-tête Minnie identique ou presque.

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Pensée à la vue d’un homme à la voix chaude et au discours agréable

Je voudrais bien voir cet animal, dont la peau déborde en ce moment d’un col de chemise cravaté, surgir de sous un pull lâche et tranquille, pour ne plus avoir « l’air de » mais « être celui qui ».

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Fil de soie

J’adore cet instant où, écoutant un intellectuel et m’informant sur son passé, une toile de fil de soie forte et délicate se tisse auprès d’autres de mes maîtres.
Je suis sur Kristin Linklater.
Elle reçu son enseignement de la LAMDA.
Le professeur de la LAMDA vint de l’Old Vic où l’on avait fait mûrir un théâtre initié… par Copeau.
Copeau qui a notamment eu pour élève Louis Jouvet.

Petit instant de bonheur…

… Que je vais entacher d’un peu de venin : Je ressens encore la fierté de certain d’avoir réussis à me transmettre le nom de Kristin Linklater, se brandissant en héro de mon savoir si spécifique ; mais je me souviens aussi du dédain au même instant, lorsque je m’appuyais sur Louis Jouvet pour parler de pédagogie théâtrale.

Mais la puissance magique du théâtre m’émerveille bien plus que ces petites tristesses. Je laisse avec fascination les fils de soie supporter le poids de ma joyeuse juvénilité.
Je me sens comme une archéologue qui aurait trouvé un lien direct entre de formidables trésors.
J’aime le théâtre, quel charme merveilleux sur mon âme !

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Classé dans Chant du bouc

N’importe où hors du monde, Baudelaire 

« Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu’il guérirait à côté de la fenêtre.

Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.
« Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d’habiter Lisbonne ? Il doit y faire chaud, et tu t’y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l’eau ; on dit qu’elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu’il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût ; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir ! »
Mon âme ne répond pas.
« Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante ? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l’image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons ? »
Mon âme reste muette.
« Batavia te sourirait peut-être davantage ? Nous y trouverions d’ailleurs l’esprit de l’Europe marié à la beauté tropicale. »
Pas un mot. — Mon âme serait-elle morte ?
« En es-tu donc venue à ce point d’engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal ? S’il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort. — Je tiens notre affaire, pauvre âme ! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l’extrême bout de la Baltique ; encore plus loin de la vie, si c’est possible ; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu’obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d’un feu d’artifice de l’Enfer ! »
Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie : « N’importe où ! n’importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde ! »
Charles Baudelaire

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Classé dans Textes et poésies

Primaire 

​Leia devient la princesse préférée de plein de demoiselles qui visiblement étaient déjà modernes avant l’heure. 

Il y a des filles qui sont nées avec une biologie profondément féministe. Impressionnant tout ça.

Moi, entre 5 et 12 ans je ne comprenais rien à la vie. J’ai dû m’instruire et être conditionnée par mon entourage, ma société, mes lectures, mes observations, mon époque pour devenir « moderne » (quoique…). 

Je suis forcément moins légitime : je pourrais retomber à tout moment dans mon métabolisme primaire. 

Faites attention, ne me lisez plus.

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Le grand ciel

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Classé dans Dessins